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Le transport fluvial en France, un enjeu d’avenir

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Le réseau fluvial français comptabilise 3 600 kilomètres de canaux. Ses voies navigables mesurent 11 000 kilomètres et sont réparties sur cinq bassins fluviaux (Seine, Rhin, Nord, Moselle et Rhône-Saône). Enfin, environ 4 000 péniches le sillonnent. Néanmoins, le transport fluvial en France est à la peine.

Avec seulement 7,4 milliards de tonnes de produits transportés en 2009 (3,7 % de l’ensemble du trafic terrestre), un chiffre inférieur à celui des pays voisins disposant d’un réseau similaire, que n’explique pas entièrement l’absence d’interconnexion entre les bassins fluviaux, le secteur dispose d’une marge de progression confortable.

Même s’il ne remplacera jamais le transport terrestre, le transport fluvial a un bel avenir devant lui. En effet, le prix toujours croissant du transport par route et son inscription dans le développement durable favorisent son évolution. Ce qui devrait donner un coup de pouce aux professionnels du secteur, car bien que de plus en plus d’entreprises se tournent vers eux, de nombreux bateliers sont en difficulté et le nombre de faillites augmente.

Les évolutions du transport fluvial français

Longtemps le parent pauvre de la logistique, les politiques semblent déterminés à lui redonner des couleurs. Ainsi, la conférence ministérielle sur le fret fluvial, qui s’est tenue le 13 octobre dernier à Paris avait pour objectif de lever les obstacles à la progression et à la modernisation du secteur et d’apporter des solutions durables pour qu’il renoue avec la compétitivité. Quant au premier ministre, il a annoncé vendredi 26 septembre 2014 à Arras qu’il était fermement décidé à soutenir et à voir aboutir le projet en faveur du canal Seine-Nord si souvent reporté.

Permettre la livraison des marchandises en centre-ville et inciter certains secteurs à recourir à ce mode de transport est donc une priorité. Mais il faut aussi l’élargir à d’autres secteurs et accroître la part de ceux qui y ont déjà recours comme les pondéreux (le ciment, le sable, le bois et les matières chimiques), même si ceux-ci représentent déjà une part importante du secteur.  Les produits alimentaires et manufacturés par exemple devraient aussi suivre les routes fluviales, tout comme les déchets.

Dans ce domaine, Paris est un véritable précurseur, mais d’autres villes pourraient lui emboîter le pas. Le développement de ports  fluviaux, nœuds importants du système de transport est donc une étape importante de ce processus de reconquête. Si la France ne compte pour l’instant que deux ports fluviaux autonomes (à Paris et Strasbourg) de nombreuses villes disposent d’un port ou d’une base fluviale. À l’heure où l’on redécouvre la pertinence économique de ce mode de transport, au service du développement durable, elles devront réhabiliter les canaux, réinvestir les berges et également moderniser les flottes.

Conformément à ce processus de modernisation, les directives européennes de refonte du système d’information fluviale préconisent ainsi, entre autres, la dématérialisation des procédures administratives ainsi que le repérage et le suivi des bateaux en navigation. VNF (Voie Navigable de France) s’est ainsi équipé tout récemment d’un logiciel multi usage destiné à unifier et à harmoniser les gestions du personnel, des bateaux et des infrastructures.

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