Comment réduire le coût et l’impact écologique du “kilomètre zéro” ?

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Les produits commandés sur Internet proviennent bien souvent de l’étranger ou de régions lointaines. Ainsi, les consommateurs, de plus en plus impliqués dans les problématiques écologiques qui touchent notre société, se posent beaucoup de questions : d’où vient vraiment mon colis ? Combien de kilomètres ont été parcourus ? À quel point son transport en train, avion ou bateau peut-il participer aux émissions de gaz à effet de serre ?

Dans les faits, la partie la plus coûteuse — sur le plan financier comme sur le plan écologique — d’une livraison se concentre sur ce que l’on appelle le « kilomètre zéro ». Il s’agit de l’ultime étape du processus, lorsque les marchandises sont dispatchées entre les transporteurs, et que ces derniers doivent les rediriger vers chaque destinataire en ville. Aujourd’hui, pour limiter les conséquences écologiques de la hausse des ventes sur Internet (et, donc, des livraisons à domicile), les professionnels du milieu envisagent toutes sortes d’alternatives moins polluantes, moins chères et plus pratiques.

Pourquoi le transport des colis coûte si cher et pollue tant ?

À Paris, mais également dans toutes les villes qui s’attachent à entretenir un centre historique authentique, les livreurs circulent difficilement avec leurs camions. Pour eux, il n’est pas simple de pénétrer dans des ruelles qui n’ont clairement pas été construites à cet effet.

De plus, le moteur reste parfois allumé inutilement pendant que le transporteur tente de manœuvrer pour passer dans une rue inadaptée au gabarit du véhicule. Sur les avenues plus larges — mais aussi plus fréquentées, on continue de rejeter toujours plus de polluants dans l’air quand des embouteillages ont lieu.

En moyenne, dans une ville, le transport représente un véhicule sur 5, occupe la voie à 30 % et concentre près d’un tiers des émissions de gaz à effet de serre. Ces petites distances parcourues quotidiennement pèsent extrêmement lourd sur la planète, et reviennent très cher aux entreprises.

Outre la consommation de carburant (très importante pour des camions qui roulent en ville), on identifie d’autres pertes dues à un manque d’optimisation au niveau de la Supply Chain : certains colis ne peuvent pas être livrés en l’absence du destinataire, le transporteur s’est déplacé inutilement et va devoir reprogrammer un rendez-vous. On perd également du temps lorsqu’il faut aller charger le véhicule sur une plateforme située en pleine banlieue, dans un entrepôt excentré.

Pour pallier à toutes ces problématiques qui freinent les transporteurs et augmentent leur empreinte écologique, plusieurs idées ont déjà été testées ou mises en place. Ce genre d’initiative est amené à se développer ces prochaines années.

La livraison à vélo, adaptée à la ville et à la Green Supply Chain

Plus question de générer des émissions de gaz à effet de serre : quand on livre à vélo, on utilise une méthode 100 % verte ! De plus en plus d’entreprises choisissent ce mode de transport, notamment parce qu’il se montre extrêmement flexible. Nul besoin de craindre les petites ruelles, les embouteillages et toutes les subtilités de la ville : les cyclistes y font face beaucoup plus facilement qu’à bord d’une camionnette.

En outre, certains transporteurs réfléchissent déjà à des alternatives plus recherchées pour augmenter la rentabilité des livraisons à vélo. Par exemple, des remorques intelligentes permettent de transporter plus de 200 kg sans jamais sentir le poids que l’on tire, grâce à un système d’autopropulsion.

Le choix de véhicules électriques : une logistique écologique et économique

S’il représente un investissement, le passage des camions classiques aux triporteurs, voitures électriques ou autres moyens de transports non polluants permet aux entreprises d’économiser ensuite. En effet, plus besoin de supporter des frais de carburant sur ces alternatives peu énergivores, spécialement pensées pour une circulation en ville avec des arrêts fréquents. Pour la planète aussi, cette solution est plébiscitée, puisqu’elle réduit considérablement les rejets de gaz polluants dans notre atmosphère.

Les points relais, bientôt des consignes automatiques ?

Avant toute chose, le point relais constitue une pratique plus satisfaisante dans le domaine des transports, notamment lorsqu’il s’agit d’éviter les reprogrammations de livraisons (quand le destinataire n’est pas à son domicile au moment de la visite du transporteur). Bien souvent, les points relais sont ouverts sur de larges plages horaires, permettant aux consommateurs de facilement s’y rendre pour prendre leur colis. Côté transporteurs, cette alternative diminue les détours en ville, en réduisant considérablement le nombre d’adresses à desservir.

Pour plus de souplesse encore, il est question de transformer les points relais en consignes automatiques. Disponibles 24 h/24 et 7 j/7, elles semblent enfin se développer en France, alors même qu’elles ont déjà été adoptées dans d’autres pays.

Mutualisation des ressources et refonte de la logistique

Plus généralement, pour que les transporteurs réduisent leurs frais et leur impact sur la planète, il faudra mutualiser les ressources : on peut par exemple penser à utiliser un même véhicule pour plusieurs expéditeurs, ou à mettre en place des plateformes de distribution partagées entre plusieurs acteurs au cœur de la ville, pour travailler plus efficacement.

Pour finir, certains chercheurs encore plus ambitieux se penchent sérieusement sur la possibilité de mobiliser des drones livreurs, notamment afin de réduire le poids du « kilomètre zéro » dans les zones rurales. Les solutions ne manquent pas, mais chaque acteur doit réfléchir aux alternatives adaptées pour réadapter sa propre logistique.

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